Du hard, du heavy, du progressif, du metal avec chroniques, live reports, news et interviews.
Chroniqueur pour les webzines Haven Metal et Music Waves, vous pouvez me contacter ainsi : childericthor666@gmail.com
www.myspace.com/timewind666
167 Chroniques depuis le 20 mars 2009

NOMBRE DE VISITEURS DEPUIS LE 10.03.2009

Affichage des articles dont le libellé est 2004. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2004. Afficher tous les articles

LA CAVE DE CHILDERIC THOR : ELYSIAN BLAZE - Beneath Silent Faces (2004)

Asphyxiate Recordings - 8/10

Un jour, une des deux silhouettes aux manettes du groupe de funeral doom, Tyranny, a affirmé qu’elle se sentait plus proche de Burzum que de Candlemass. De fait, il est vrai que la frontière qui sépare le doom façon Fosses Marianne et le black suicidaire tel qu’il a été établi par les Tables de la Loi du prophète Varg Vikerness se révèle des plus ténues, les deux genres nouant bien plus de points communs que de différences. 

Et on ne compte plus les entités jouant aux équilibristes sur cette ligne floue. Parmi celles-ci, Elysian Blaze peut se targuer de se ballader avec sur le coin de la gueule l’étiquette “ culte ”, toujours flatteuse, qu’il doit beaucoup à son origine (l’Australie) et corollaire de cet éloignement géographique, à ses offrandes tellement difficiles à trouver qu’elles ont quelque chose d’un trésor caché que tous les masochistes de la dépression ultime recherchent tel un Graal. 

Ainsi, un voile de mystère drape ce projet, en fait – comme bien souvent – un one man band, né en 2003 et déjà auteur de quatre albums et d’un split partagé avec Lyrinx et DTO. Mais aujourd’hui, une part de ce mystère est entrain de s’évaporer avec la distribution en Europe de deux d’entre eux via le label Osmose. Du coup, Elysian Blaze perd ainsi une part de sa magie noire. 

Mais en contrepartie, quelle jouissance de pouvoir enfin écouter une œuvre telle que Beneath Silent Faces, qui n’est pourtant à l’origine qu’une simple démo (la seconde après Prophecy Of Misery), tirée à 500 exemplaires en format cassette et rapidement épuisés. En 2007, Asphyxiate Recordings décide donc de la represser. Au menu originel riche de six plongées en apné, a été aggloméré une septième, “ Despair ”, l’ensemble forme un véritable édifice suffocant perdu dans une brume opaque et polluée. 

Sur un tapi essentiellement instrumental tressé par des nappes de claviers sinistres et des accords de guitares désincarnées, que perce parfois un chant ( ?) écorché qui semble provenir de très très loin, comme échappé des limbes, Elysian Blaze érige une musique viciée d’une noirceur absolue, bande-son mortifère (“ Anvil Chorus”) dont la lenteur hypnotique envoûte autant qu’elle pétrifie sur place le malheureux qui aura osé s’aventurer dans les caveaux humides de ses entrailles. 

Beneath Silent Faces est un bloc vaporeux étouffant aux contours incertains, c’est une œuvre insaisissable ruissellant une beauté obscure et poisseuse qui enveloppe tout ce qui l’entoure d’un halo quasi spectral. Funéraires et incroyablement morbides, ces pistes fantomatiques dressent donc un pont entre le black metal (pour les gargouillis d’outre-tombe et certaines accélérations étouffées) et le funeral doom aux confins de l’ambiant. Elysian Blaze ne transcende certes pas le genre mais son art se révèle suffisamment sincère pour peindre avec réussite des atmosphères suicidaires qui prennent aux tripes. (18/11/08)


TRACKLISTING
  1. Anvil Chorus 08:48
  2. Prophecy of Misery 06:14
  3. A Constellation of Souls 02:55
  4. The Thorned Tongue of Requiem 09:49
  5. Beneath Silent Faces 08:38
  6. Dark Are My Nights 03:21
  7. Despair 09:16
TOTAL RUNNING TIME 48:56



LA CAVE DE CHILDERIC THOR : BEYON-D-LUSION - First Step To the Source (2004)

Adipocere - 7/10

Avant de publier ce qui demeure à ce jour son unique trace discographique longue durée, Intuispection, Beyon-D-Lusion gravait en 2004 First Step To the Source, première étape, comme son nom le suggère de l’édification de ce temple qui bénéficia à l’époque de la grandissante - bien qu’assez modeste – popularité de Furia, dont Mehdi Kadouj est le guitariste. 

Fruit du duo composé, outre ce dernier, de la chanteuse Alexandra Bernard, cette carte de visite nous dévoile un projet au potentiel qui saute déjà aux oreilles, sorte de The Gathering de l’âge d’or à la française mais non dépourvu d’une personnalité à chercher notamment dans les influences arabisantes qui se lisent autant dans certaines lignes vocales de la jeune femme que dans le visuel ou parfois au détour d’une harmonie, d’une atmosphère. 

Beyon-D-Lusion propose donc un gothic metal à la fois lourd et écrasé par le soleil, à l’image des puissants « Destitution »  et « Into the Maze », que l’on retrouvera sur Intuispection. Autre qualité, et pas des moindres, à noter, l’émotion qui jaillit d’une jolie plainte telle que « Oriens (Ruins and Rise) », espèce de ballade hypnotique, assez courte, aux orchestrations discrètes et où Alexandra déploie tout son talent. 

Etonnamment, Frist Step To the Source se révèle peut-être même supérieur à son successeur, dont le menu sera grevé par quelques compositions plus anecdotiques. Alors que là, en seulement quatre morceaux, Beyon-D-Lusion  dessine un univers déjà séduisant, efficace et envoûtant. C’est professionnel, jamais vulgaire. Dommage vraiment que le groupe, bien qu’il ne soit pas officiellement dans la tombe, est, semble-t-il, totalement disparu des écrans radars. Gageons qu’il aurait pu, sans doute avec plus de moyens que Adipocere ne pouvait en fournir, s’imposer comme un meilleur défenseurs d’un genre dont il restait un des rares acteurs en France. (cT2010)


TRACKLISTING
  1. Destitution 04:22
  2. Out Of My Grasp 03:03
  3. Into The MaZe 02:40
  4. Oriens (Ruins And Rise) 03:02
TOTAL RUNNING TIME 13:07



LA CAVE DE CHILDERIC THOR : ASHES - Funeral Forest (2004)

Supernal Music - 7/10 - MySpace

Héraut des temps anciens ensanglantés par les guerres, chantre d’un black metal épidermique au goût de fer, Ashes est encore un de ses one man band dont le genre est  friand. Venant d’Angleterre, Davidian exalte aussi les forces de la nature. Sa beauté sauvage également. 

Forest Funeral se scinde en deux parties car il agglomère la seconde démo ainsi que la première, Blackned Wrath, capturé l’année d’avant, en 2003. D’une structure plus longues, les quatre compositions de Forest Funeral font copuler un black ravageur aves un sens de la mélodie évident. Cette combinaison pourrait paraître paradoxale, elle est pourtant bien réelle. Le résultat est d’ailleurs superbe, à l’image de « The Suffering Mist » et « Forest Funeral «  et sa brusque accélération aussi dévastatrice que jouissive. Ashes n’est alors pas loin de se hisser au niveau d’un Hate Forest, avec lequel il a partagé l’écurie Supernal. 

Plus travaillés qu’il n’y parait de prime abord, ces titres sont écartelés par des breaks sanglants (« The Call Unknown ») tandis que le tempo affiche une vélocité impressionnante. Mais toujours, derrière cette brutalité, se dessinent des paysages mélancoliques et cruels (« Of Death And Loss »). A leur écoute, on se rend compte que bien moins connu, Ashes a ouvert la voie à des hordes telles que Winterfylleth ou Wodensthrone. Ils partagent tous une même vision âpre, rugueuse du black metal. Pagan sans être mielleux ou mou du riff. 

Blackened Wrath offre une cuirasse plus sauvage encore. Les morceaux sont plus courts, moins intéressants peut-être mais l’Anglais y fait montre déjà d’une maîtrise dans la violence tout à fait remarquable (« Embers Of I », ce qui ne l’empêche pas de pauser une plainte (parfois) plus atmosphérique le temps d’un  "Candlelight Ritual" riche en tableaux ténébreux. 

Alors que le projet semble plus ou moins en stand by, on mesure que Ashes avait tout pour s’imposer parmi les guerriers les plus inspirés de l’art noir païen. Depuis, on a appris, chose curieuse, que Davidian abandonne le projet pour le confier à quelqu'un d 'autre, un certain Abrecan (?). A voir donc... (cT2010)

TRACKLISTING
  1. The Suffering Mists 07:10
  2. Forest Funeral 05:39
  3. Of Death and Loss 06:19
  4. The Calls Unknown 07:52
  5. Casting the Runes 01:52
  6. Embers of I 03:19
  7. Storms of Sadness 03:34
  8. Candlelight Ritual 05:40
  9. The Stars Lament 03:02
TOTAL RUNNING TIME 44:27

LA CAVE DE CHILDERIC THOR : THE CLAN DESTINED - In The Big Ending... (2004)

Lime Records - 7.5/10

Je ne comprends pas. Non vraiment pas. Je ne comprends pas pourquoi Martin Walkyer, après avoir été aussi productif depuis le milieu des années 80 avec Sabbat puis surtout avec Skyclad jusqu’en 2001, peine depuis son éviction de ce dernier à mener à bien ses projets. Avec son compère de toujours, le désormais producteur Andy Sneap, le nabot a reformer Sabbat mais uniquement pour des concerts, semble-t-il, tandis que le groupe qui lui tenait à cœur, The Clan Destined a été rapidement avorté (mais peut-être que cette réédition est un bon présage...) et n’a eu que le temps de graver une démo, au titre prophétique, In The Big Ending… en 2004, finalement éditée deux plus tard et son premier signe de vie depuis Folkémon.

Son écoute procure un goût amer car non seulement on se rend compte que le Walkyer, sa gouaille communicative et ses textes si personnels nous manquent terriblement, mais aussi que The Clan Destined était un projet des plus prometteurs. Il y a en effet de très bonnes choses sur ce testament qui ne souffre étonnement pas d’avoir été rebricolé par la suite par un Walkyer (aidé de Andy Sneap, James Murphy et Les Smith) abandonné par ses troupes et tant pis si les raisons qui font que le groupe se soit séparer trop vite demeurent obscures (des relations conflictuelles entre le chanteur et l’ex-Immortal, le bassiste Iscariah).

Propulsées par le chant si singulier et reconnaissable entre mille de Martin, ces chansons, denses et chargées d’arrangements, naviguent sur les eaux d’un heavy metal couillu, mâtiné d’un peu de thrash (« Devil For A Day ») et saupoudré de quelques voix féminines (« I Am Because We Are »), de lignes de violon discrètes (« More Than War ») et de soli virtuoses dus au maître James Murphy.

Tout ça est finalement plus proche de Skyclad que de Sabbat, les touches folkloriques en moins. Certains y décèleront peut-être même quelques influences progressives. Efficace et original, le groupe ouvrait des portes, des pistes à suivre. Dommage dès lors que l’on ne saura jamais où elles auraient pu aboutir… Pourvu que Walkyer nous revienne vite avec un album sous les bras. Martin, tu nous manque, reviens vite ! (cT)

TRACKLISTING
  1. Swinging Like Judas / 4.30
  2. I Am Because We Are ! / 3.54
  3. T.C. Lethbridge / 3.06
  4. A Beautiful Start To The End Of The World / 4.40
  5. Devil For A Day / 4.49
  6. More Than War / 6.22
TOTAL RUNNING TIME : 27.25

Blog Archive

Chroniques à venir :
The Dreamside - Lunar Nature, Ayin Aleph - II, Antrabata - Dark & Bright, Brainstorm - Just High No Lows, Klaus Schulze - La vie électronique 4, Losing Scarlet - Losing Scarlet, Be'lakor - Stone's reach, The Last Embrace - Aerial, Makajodama - S/T, Caprice - Six Secret Words, Dark Sanctuary - S/T, Wedingtoh - Candlelight, Charred Walls Of The Damned - S/T ...
Related Posts with Thumbnails

Membres

 

blogger templates | Make Money Online