Du hard, du heavy, du progressif, du metal avec chroniques, live reports, news et interviews.
Chroniqueur pour les webzines Haven Metal et Music Waves, vous pouvez me contacter ainsi : childericthor666@gmail.com
www.myspace.com/timewind666
167 Chroniques depuis le 20 mars 2009

NOMBRE DE VISITEURS DEPUIS LE 10.03.2009

Affichage des articles dont le libellé est DARK PROGRESSIVE ROCK. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DARK PROGRESSIVE ROCK. Afficher tous les articles

PORCUPINE TREE - The Incident (2009)

Roadrunner Records - 9/10



Pour Steven Wilson, chaque disque est une oeuvre à part entière qui suit une trame définie, avec un début et une fin. Chaque titre ne peut y être remplacé par un autre. Cette vision s'oppose bien entendu à celle en vigueur dans la pop et dans la variété où très souvent les albums ne sont qu'un agrégat de chansons disparates. On ne saurait trouver meilleur preuve de cette affirmation dans que The Incident, certainement une des sorties les plus attendues de cette année.

Comme chacun le sait, il ne s'agit pas seulement d'un concept-album, exercice que Wilson affectionne beaucoup, mais surtout d'une seule et unique pièce subdivisée en quatorze parties cependant que sur un second disque sont réunies quatre autres pistes indépendantes. Face à un menu aussi foisonnant, il est difficile de se faire une opinion rapide. De fait, The Incident est un ensemble peu accessible et le sera encore davantage pour ceux (nombreux) qui ont découvert le groupe avec Fear Of A Blank Planet par exemple.

Car si depuis In Absentia, Porcupine Tree, suivant la volonté de son leader, fait plus que braconner sur les terres du metal, ce nouvel opus rompt avec cette évolution. Certes, des compositions telles que "The Blind House" ou "Circle Of Manias arborent une facette assez musclée mais la plupart du temps, c'est une plastique plus feutrée riche en retenue ("Kneel And Disconnect") que Wilson a préféré choisir pour élaborer une de ses créations les plus personnelles, les plus autobiographiques (il suffit d'écouter les paroles de "Time Flies" pour s'en rendre compte) quand bien même on relève de-ci de-là, quelques détails, quelques oripeaux de cette récente direction musicale ("The Incident"). Mais n'espérez pas y trouver des montée puissance monstrueuse de l'acabit de "Anesthetize" ou "Arriving Somewhere But Not Here".

N'allez pas croire cependant que Steven Wilson regarde dans le rétroviseur de son passé (ce n'est pas son genre), il a seulement adopté la voie qui correspondait le mieux au fil conducteur de cet album, une voie plus expérimentale, plus progressive aussi. Ainsi, celui-ci, alternant plages très courtes et vrais morceaux, pourra peut-être paraître décevant de prime abord, vierges de véritables morceaux bravoure. Il y en a pourtant de nombreux.

The Incident ne doit donc pas être appréhendé par miettes mais comme un tout. Car c'est aussi grâce à ces nombreuses petites pistes, fourmillant de richesses ("The Yellow Windows Of The...") qui les encadrent que des titres telles que "The Blind House", "Drawing The Line" ou le floydien "Time Flies" prennent toute leur valeur. Ecouter cette oeuvre par petits bout serait comme tenter d'apprivoiser Dark Side Of The Moon (toute proportion gardée, bien entendu) dans le désordre. Absurde !

Plus proche donc de The Sky Moves Sideways ou de Signify que de Fear Of The Blank Planet, dont il se rapproche pourtant par ce souci désormais de la part du groupe de faire ce qui lui chante, de ne plus s'escrimer à décrocher un hit, un passage en radio, The Incident est comme un édifice dont le sens nous apparaît qu'une fois sa totalité observée. Car c'est uniquement une fois cette totalité cernée que la beauté, la puissance d'évocation et la richesse de cet opus se font jour. Alternant pulsations sombres ("The Incident", "Degree Zero Of Liberty"), perles diaphanes et bouleversantes ("Octane Twisted", "I Drive The Hearse"), respiration hypnotique ("Drawing The Line" dont certains passages ne sont pas sans évoquer No-Man), voyage eu relief accidenté entrecoupé d'un kaléidoscope d'ambiances crimsonienne ("Time Flies"), cet album est de ceux qu'une vie entière se suffira jamais à en faire le tour, à en déceler tous les secrets.

On ne saurait enfin minimiser le second disque qui séduira sans doute davantage les amateurs de sonorités metal ("Flicker" et surtout le démentiel "Bonnie The Cat", un des meilleurs titres du lot). Plus intimiste (et anecdotique) est "The Black Dalhia" tandis que "Remember Me Lover" oscille entre calme et déchainement.

Porcupine Tree signe là certainement une de ses plus belles - et plus ardues -réussites, une des plus sombres et désenchantées également. Parfaitement produit et interprété (comment pourrait-il en être autrement), certains jugeront que The Incident n'apporte rien de neuf. A vous de jugez... Dans tous les cas, il ne laissera personne indifférent.

TRACKLISTING
DISC 1
  1. Occam's Razor - 01:55
  2. The Blind House - 05:47
  3. Great Expectations - 01:26
  4. Kneel And Disconnect - 02:03
  5. Drawing The Line - 04:43
  6. The Incident - 05:20
  7. Your Unpleasant Family - 01:48
  8. The Yellow Windows Of The Evening Train - 02:00
  9. Time Flies - 11:40
  10. Degree Zero Of Liberty - 01:45
  11. Octane Twisted - 05:03
  12. The Séance - 02:39
  13. Circle Of Manias - 02:18
  14. I Drive The Hearse - 06:41
TOTAL RUNNING TIME : 55:15

DISC 2
  1. Flicker - 03:42
  2. Bonnie The Cat - 05:45
  3. Black Dahlia - 03:40
  4. Remember Me Lover - 07:28
TOTAL RUNNING TIME : 20:41
DAWNLOAD

Royaume-Uni Origine
Rock/Metal Progressif Genre
1989 Formation
MySpace
Disco
On The Sunday Of Life (1991)
Up The Downstair (1993)
The Sky Moves Sideways (1995)
Signify (1996)
Coma Divine (1997/Live)
Metanoia (1998)
Stupid Dream (1999)
Voyage 34 : The Complete Trip (2000)
Lightbulb Sun (2000)
Recordings (2001/Compilation)
Stars Die : The Delirium Years 1991-1997 (2002/Compilation)

In Absentia (2002)
Warszawa (2004/Live)
Deadwing (2005)
Fear Of A Blank Planet (2007)
Nil Recurring (2008/EP)
We Lost The Skyline (2008/Live)
The Incident (2009)



VOIVOD - Infini (2009)

Nuclear Blast - 7/10



Contrairement à son prédécesseur, Katorz, gravé dans la douleur suite à la fin prématuré de Piggy, guitariste et acteur essentiel du son Voivod et dont l'appréciation fut forcément perturbée par l'émotion suscitée par la mort du musicien, son petit frère Infini peut quant à lui être analysé avec davantage de recul, quand bien même la tristesse, si elle a été depuis digérée, reste forte quatre ans après.

Album inégal souffrant de finitions bien entendu maladroites, Katorz fut de fait difficile à juger à sa juste valeur. Heureusement, même si son élaboration est identique (les membres restant poursuivent, et terminent du reste, l'utilisation des ébauches, des soli enregistrés par leur pote avant sa disparition), ce nouvel et à priori dernier opus se révèle bien supérieur à son récent aîné. Les chansons sont plus fortes et la production plus achevée. Il n'est tout simplement pas parasité par ce sentiment d'inachevé (pardon pour la répétition mais c'est tout à fait ça) dont a pu pâtir le premier disque des Canadiens sans leur guitariste emblématique.

Infini a cette fois plus l'air d'un travail de groupe. Pourtant, Voivod n'est plus vraiment ou du moins son avenir se veut des plus incertains. Ainsi, Jason Newstead qui confère son âme en même temps que son talent à cet ultime souffle ne prend pas part aux tournées à venir qui voit Snake et Away jouer avec le revenant Blacky à la basse et leur guitariste et ami (une valeur fondamentale pour eux) Daniel Mongrain.

De fait, Infini a tout de l'oeuvre qui "devait être réalisée" pour en terminer avec le passé et l'histoire. On sent bien que les gars y ont donné, une fois de plus, tout ce qu'ils ont de le coeur pour rendre hommage à leur frère d'arme. Mention spéciale à Snake dont on peut goûter avec délectation le chant épais et déraillé si particulier. Il n'est d'ailleurs parfois pas si éloigné que cela d'un Lemmy (Motorhead), comme en témoigne la redoutable entame "God Phones". Ces treize titres qui demeuraient dans les cartons naviguent dans les eaux sombres et désenchantées ("Destroy After Reading") de Angel Rat (1991) et de l'album éponyme (2003). On y croise donc ce metal moderne qui ne ressemble à aucun autre, qui doit beaucoup il est vrai au jeu étrange du défunt Dennis D'Amour ("Treasure Chase").

Sans véritablement se parer d'un voile cosmique, dont pourtant Away a toujours été particulièrement friand, la musique du groupe a toujours possédé cette dimension mystérieuse qui semble provenir d'un ailleurs intouchable. Infini aligne avec nettement plus de réussite que Katorz des morceaux tour à tour super heavy aux noms savoureux ("God Phones", "From The Cave", "Earthache"...), presque rock'n'roll (l'entraînant "Deathproof", "Volcano") ou plus atmosphériques et d'une beauté déchirante (le néanmoins puissant "Global Warning", "A Room With A.V.U."...) voire carrément inquiétants ("In Orbit", "Pyramidome", le malsain "Morpheus", sur lequel la voix de Snake fait des merveille).

Une belle conclusion pourvue d'un charme réel pour un groupe unique dont le retour en 2003 a été brisé par le destin. Même si beaucoup espèrent que Voivod n'en restera pas là (on parle de plusieurs DVD dans les tuyaux ainsi que d'une rondelle en solo de Piggy, encore à donner vie), il serait pourtant peut-être plus judicieux d'en rester là. Voivod s'est éteint en 2005, on ne peut le nier... (CT)

TRACKLISTING
  1. God Phones / 05:07
  2. From The Cave / 02:57
  3. Earthache / 03:21
  4. Global Warning / 04:40
  5. A Room With A V.U. / 04:50
  6. Destroy After Reading / 04:27
  7. Treasure Chase / 03:37
  8. Krap Radio / 03:45
  9. In Orbit / 04:12
  10. Deathproof / 03:35
  11. Pyramidome / 04:27
  12. Morpheus / 05:31
  13. Volcano / 07:38
TOTAL RUNNING TIME : 57:57
DAWNLOAD

Canada ORIGINE
Thrash Metal/Progressif GENRE
1981 FORMATION
MYSPACE
DISCO
Anachronism (1983/Demo)
To The Death (1984/Demo)

War And Pain (1984)
Morgoth Invasion (1984/Demo)
Thrashing Rage (1986/EP)

Rrröööaaarrr (1986)
No Speed Limit Weekend (1986/Demo)
Coakroaches (1987/EP)
Dimension Hatröss Demos (1987/Demo)
Live à Bruxelles (1987/Demo)

Killing Technology (1987)
Spectrum (1987/Demo)
Nothingface Demos (1988/Demo)

Dimension Hatröss (1988)
A Fawless Structure ? (1988/Demo)
Nothingface (1989)
Angel Rat (1991)
The Outer Limits (1993)
Negatron (1995)
Phobos (1997)
Kronik (1998/Compilation)
Voivod Lives (2000/Live)
Voivod (2003)
Katorz (2006)
D-V-O-D-1 (2006/DVD)
Infini (2009)



Blog Archive

Chroniques à venir :
The Dreamside - Lunar Nature, Ayin Aleph - II, Antrabata - Dark & Bright, Brainstorm - Just High No Lows, Klaus Schulze - La vie électronique 4, Losing Scarlet - Losing Scarlet, Be'lakor - Stone's reach, The Last Embrace - Aerial, Makajodama - S/T, Caprice - Six Secret Words, Dark Sanctuary - S/T, Wedingtoh - Candlelight, Charred Walls Of The Damned - S/T ...
Related Posts with Thumbnails

Membres

 

blogger templates | Make Money Online