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167 Chroniques depuis le 20 mars 2009

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GANG - V (2010)



Si la scène métal hexagonale semble (enfin) vouloir s’imposer à l’étranger sans avoir à rougir de la concurrence, suite au succès de groupes tels que Gojira, Eths ou à l’aura de sa chapelle noire (Nehëmah, Blut Aus Nord, Angmar et bien d'autres encore), il y aura toujours une tradition plus modeste, plus artisanale, mais non moins intéressante bien que moins exposée, qui continuera à se développer en parallèle. Cette tradition, héritée des années 80, est celle des Killers, Malediction, Messaline… et celle de Gang justement.

Défenseur d’un thrash métal coulé dans le creuset du heavy depuis une vingtaine d’années déjà, le collectif de Champagne-Ardenne fait partie de ces soldats de l’ombre qui, en dépit d’une reconnaissance qui tarde à venir, n’ont jamais baissé les bras, enquillant les disques et les concerts pour le plaisir des fans et surtout pour le sien. Ce cinquième album, qui succède à Dead Or Alive publié en 2007, mouline de fait un métal à l’ancienne, nerveux et mélodique, qu'habillent des guitares qui ont le goût de l’authentique.

Bien entendu, d’aucuns argueront que la prise de son affiche des carences en terme de puissance, alors qu’en matière de thrash, ce défaut ne pardonne généralement pas. Certes, face au gros son d’un Annihilator ou d’un Exodus, le fuselage de cette galette tient plus de la série B mais s'avère épais et sans afféteries.

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LA CAVE DE CHILDERIC THOR : ANNIHILATOR - Metal (2007)

Spv Records - 8/10


S’il y a bien un mec qui peut se targuer de baptiser d’un tel nom un de ses albums sans pour autant sombrer dans le ridicule à la Manowar, c’est bien le vénéré Jeff Waters, héraut modeste et talentueux, musicien intègre et chevronné qui depuis les années 80 défend les valeurs du genre, qu’il s’est toujours donné pour mission d’honorer et ce, en dépit d’une tentative maladroite et donc à moitié réussie de suivre les modes avec le mou du zizi Set The World On Fire (1993), opus convaincant néanmoins, qui coïncidera aussi avec le début de la traversée du désert pour le Canadien.

Mais depuis 2001 et le furieux Carnival Diablos, l’homme semble avoir avalé du viagra par boîte de 12. L’inspiration à nouveau en érection, il éjacule des coulées métalliques chaque année (ou presque) avec la régularité des flots menstruels et surtout avec réussite. Secondé par le même chanteur depuis deux cuvées déjà (un exploit !), Waters livre avec Metal son meilleur album depuis… depuis toujours ! En souhaitant rendre hommage à la musique de son cœur (les paroles de « Army Of One » sont, à ce titre, des plus éloquentes), le guitariste s’est déchiré en terme de composition. Usine à riffs vivante, il est qui plus est parvenu à pondre quelques unes de ses plus belles et plus efficaces lignes de gratte.

Mais au-delà de ses qualités intrasèques, si Metal a davantage attiré l’attention de que ses (pourtant très réussis) prédécesseurs, c’est que chacun des titres qui le compose accueille un invité prestigieux (ou pas). Chanteurs parfois, comme sur « Couple Suicide », qui voit copuler Danko Jones et Angela Gossow (Arch Enemy), ces guests sont presque donc essentiellement des guitaristes venus interpréter les riffs du maître avec respect et puissance. Citons notamment Jeff Loumis (Nevermore) sur l’énergique « Clown Parade », Alexi Laiho (Children Of Bodom) sur « Downright Dominate », Anders Björler (The Haunted) sur le saignant « Smothered) ou bien encore Jesper Strömblad (In Flames) sur l’épique « Haunted », la palme revenant à Mike Amott (Arch Enemy, Spiritual Beggars), dont le jeu racé confère une teinte seventies au superbe « Operation Annihilation », hurlé par Waters lui-même qui plus est. Leur joute, qui n’est pas sans évoquer les grandes heures de Scorpions, y est si julbilatoire qu’elle donne une trique d’enfer.

A peine entaché par deux titres, les deux derniers, un (très léger) cran en-dessous du reste, Metal porte haut les couleurs d’un genre de toute façon éternel car forgé par des musiciens passionnés et honoré quasi religieusement par des fans qui le sont tout autant, si ce n’est plus. Un disque fun qui pourrait leur être dédié et une véritable déclaration d’amour à une musique que seule une minorité peut comprendre. Et c’est tant mieux… (CT15)

TRACKLISTING
  1. Clown Parade / 5.14
  2. Couple Suicide / 3.54
  3. Army Of One / 6.01
  4. Downright Dominate / 5.13
  5. Smothered / 5.09
  6. Operation Annihilation / 5.14
  7. Haunted / 8.05
  8. Kicked / 5.56
  9. Detonation / 3.54
  10. Chasing The High / 6.16
TOTAL RUNNING TIME : 54.58


BIENTOT DANS LES BACS : HORN OF THE RHINO - Weight of Coronation


Juin 2010
Thrash/Doom Metal

  1. Speaking In Tongues
  2. Mass Burial Punishment
  3. Sovereign
  4. Throats In Blood
  5. Weight of Coronation
  6. Southern Beast
  7. Brimstone Breath
  8. Crushed and Dragged To the Swamp

BIENTOT DANS LES BACS : SOULFLY - Omen


25.05.2010
Thrash Metal

  1. Bloodbath & Beyond
  2. Rise of the Fallen
  3. Great Depression
  4. Lethal Injection
  5. Kingdom
  6. Jeffrey Dahmer
  7. Off With Their Heads
  8. Vulture Culture
  9. Mega-Doom
  10. Counter Sabotage
  11. Soulfly VII

L'édition limitée comprendra plusieurs reprises en bonus, dont le "Four Sticks" de Led Zeppelin et "Refuse/Resist" de.... vous savez bien. Ajoutez à cela aussi un DVD live bonus, capturé en Allemagne en 2009.
 

BIENTOT DANS LES BACS : ANNIHILATOR - S/T


17.05.2010
Thrash Metal

  1. The Trend 07:04
  2. Coward 04:21
  3. Ambush 03:21
  4. Betrayed 04:34
  5. 25 Seconds 04:49
  6. Nowhere To Go 05:07
  7. The Other Side 04:19
  8. Death In Your Eyes 05:58
  9. Payback 04:47
  10. Romeo Delight 04:26

LA CAVE DE CHILDERIC THOR : THE CLAN DESTINED - In The Big Ending... (2004)

Lime Records - 7.5/10

Je ne comprends pas. Non vraiment pas. Je ne comprends pas pourquoi Martin Walkyer, après avoir été aussi productif depuis le milieu des années 80 avec Sabbat puis surtout avec Skyclad jusqu’en 2001, peine depuis son éviction de ce dernier à mener à bien ses projets. Avec son compère de toujours, le désormais producteur Andy Sneap, le nabot a reformer Sabbat mais uniquement pour des concerts, semble-t-il, tandis que le groupe qui lui tenait à cœur, The Clan Destined a été rapidement avorté (mais peut-être que cette réédition est un bon présage...) et n’a eu que le temps de graver une démo, au titre prophétique, In The Big Ending… en 2004, finalement éditée deux plus tard et son premier signe de vie depuis Folkémon.

Son écoute procure un goût amer car non seulement on se rend compte que le Walkyer, sa gouaille communicative et ses textes si personnels nous manquent terriblement, mais aussi que The Clan Destined était un projet des plus prometteurs. Il y a en effet de très bonnes choses sur ce testament qui ne souffre étonnement pas d’avoir été rebricolé par la suite par un Walkyer (aidé de Andy Sneap, James Murphy et Les Smith) abandonné par ses troupes et tant pis si les raisons qui font que le groupe se soit séparer trop vite demeurent obscures (des relations conflictuelles entre le chanteur et l’ex-Immortal, le bassiste Iscariah).

Propulsées par le chant si singulier et reconnaissable entre mille de Martin, ces chansons, denses et chargées d’arrangements, naviguent sur les eaux d’un heavy metal couillu, mâtiné d’un peu de thrash (« Devil For A Day ») et saupoudré de quelques voix féminines (« I Am Because We Are »), de lignes de violon discrètes (« More Than War ») et de soli virtuoses dus au maître James Murphy.

Tout ça est finalement plus proche de Skyclad que de Sabbat, les touches folkloriques en moins. Certains y décèleront peut-être même quelques influences progressives. Efficace et original, le groupe ouvrait des portes, des pistes à suivre. Dommage dès lors que l’on ne saura jamais où elles auraient pu aboutir… Pourvu que Walkyer nous revienne vite avec un album sous les bras. Martin, tu nous manque, reviens vite ! (cT)

TRACKLISTING
  1. Swinging Like Judas / 4.30
  2. I Am Because We Are ! / 3.54
  3. T.C. Lethbridge / 3.06
  4. A Beautiful Start To The End Of The World / 4.40
  5. Devil For A Day / 4.49
  6. More Than War / 6.22
TOTAL RUNNING TIME : 27.25

BIENTOT DANS LES BACS : EXODUS - Exhibit B: The Human Condition


07.05.2010
Thrash Metal

  1. The Ballad Of Leonard And Charles 07:14
  2. Beyond The Pale 07:40
  3. Hammer And Life 03:31
  4. Class Dismissed (A Hate Primer) 07:14
  5. Downfall 06:21
  6. March Of The Sycophants 06:45
  7. Nanking 07:22
  8. Burn, Hollywood, Burn 04:05
  9. Democide 06:36
  10. The Sun Is My Destroyer 09:32
  11. A Perpetual State Of Indifference 02:24
  12. Good Riddance 05:30

CHARRED WALLS OF THE DAMNED - Charred Walls Of The Damned (2010)

Metal Blade - 7/10 - MySpace

Bouche-trou de luxe d'abord chez Judas Priest puis Iced Earth, deux groupes dont il s'est fait viré comme un mal propre afin de permettre le retour dans le giron maternel de leur chanteur prodigue respectif, Tim "Ripper" Owens donne désormais l'impression de se chercher, multipliant les projets et les collaborations : Beyond Fear, Yngwie Malmsteen (?), un album solo (Play My Game) et aujourd'hui Charred Walls Of The Damned.

Qu'est ce qui peut motiver cet éparpillement ? De nouvelles expériences ? Le tiroir-caisse ? Trouver un vrai groupe dans lequel il pourra cette fois-ci s'épanouir pleinement ? Un peu des trois sans doute. On peut pourtant douter que ce soit avec ce nouveau projet qu'il parvienne à atteindre une forme de stabilité. Avec à son bord des mercenaires du metal, extrême ou pas, le batteur Richard Christy ( Death, Control Denied…), également à l’origine de l’entreprise, le bassiste Steve DiGiorgio (Death, Vintersorg, Sadus et beaucoup d‘autres encore) et donc Owens - tous les trois ayant d’ailleurs faits partie de la bande à Jon Schaffer - Charred Walls Of The Damned possède de vraies allures de supergroupe probablement éphémère car piloté par des musiciens trop habitués à promener leur savoir-faire à droite et à gauche. Ainsi, qu’attendre d'une telle réunion si ce n'est sans doute une débauche de virtuosité ?

Cet album va en surprendre plus d'un par son souci de proposer de vraies chansons, certes monstrueuses sur un plan technique mais néanmoins tout à fait digestes car heureusement plus axées sur la mélodie que sur la démonstration. Celles-ci se révèlent plutôt courtes, très denses et parfois mémorisables ("Ghost Town", "Blood on Wood"). On sent bien que, en dépit de leur bagage instrumental, les membres de cette dream team ont canalisé leur flot démonstratif notamment DiGiorgio. La guitare de Steve Suecof tisse des soli racés et efficaces ("From The Abyss") et seul Owens ne peut s'empêcher par moment de vocaliser dans les aiguës singeant son maître de toujours, Rob Haldord. Ceci dit, son chant se coule nettement mieux dans ce type de Power métal que dans la branlette néoclassique du Suédois quand bien même le disque auquel il a collaboré, Perpetual Flame, ne fut pas la bouse que d’aucuns attendaient.

Ça joue donc très bien ("Voices Within The Wall"s) et il y a la une qualité d'écriture incontestable ( le très bon "Manifestations", "Fear In The Sky"," The Darkest Eyes"), oeuvre de vieux briscards qui n’ont clairement aucune leçon à recevoir en matière de metal, mais ce premier (et dernier ?) essai manque d’une certaine fraicheur, de spontanéité voire de charme. Tout y est peut être trop parfait, trop contrôlé pour emporter totalement l’adhésion. Reste un disque solide mais aura-t-il pour autant un jour un successeur ? Ce n'est pas gagné. Il faut souhaiter que l’avenir me donne tort… (cT)


TRACKLISTING
  1. Ghost Town 04:56
  2. From The Abyss 04:25
  3. Creating Our Machine 02:53
  4. Blood On Wood 03:26
  5. In A World So Cruel 03:31
  6. Manifestations 03:06
  7. Voices Within The Wall 03:48s
  8. The Darkest Eyes 03:37
  9. Fear In The Sky 05:42
TOTAL RUNNING TIME 35:24

CHARRED WALLS OF THE DAMNED

USA Origine
Power Metal Genre
2009 Formation
MySpace









Disco

THE CLAN DESTINED

Royaume-Uni Origine
Heavy/Thrash Metal Genre
2004 Formation
Website









Disco

BIENTOT DANS LES BACS - DEMONICA - Demonstrous


26.02.2010
Thrash Metal

  1. Demon Class 04:01
  2. Ghost Hunt 06:05
  3. Luscious Damned 03:49
  4. My Tongue 05:01
  5. Palace Of Class 04:51
  6. Alien Six 03:26
  7. Below Zero 04:37
  8. Fast And Furious 03:36
  9. Summoned 04:49
  10. Astronomica 08:22

Le nouveau groupe de Hank Shermann (Mercyful Fate, Force Of Evil) et Craig Locicero (Forbidden) !

ARCHIVES : CAVALERA CONSPIRACY - Inflikted (2008)


Roadrunner Records
7.5/10











Ce qu’il y a de chouette avec le metal, c’est que tout finit toujours (ou presque) par s’arranger et les ennemis d’hier ne le restent jamais bien longtemps. Combien de splits que l’on aurait penser définitifs ont finalement déboucher sur des retrouvailles quelques années plus tard, retrouvailles qui, il est vrai, s’avèrent souvent motivées par l’appel irrésistible du tiroir-caisse ? Iron Maiden et Bruce Dickinson, Judas Priest et Rob Halford, Black Sabbath et Ozzy sont des exemples parmi d’autres de cette longue litanie.

CAVALERA CONSPIRACY

USA Origine
Moder Thrash Metal Genre
MySpace







BIENTOT DANS LES BACS : HEATHEN - The Evolution Of Chaos




Mascot Records - 25.01.2010
Thrash Metal

  1. Dying Season
  2. Control by Chaos
  3. No Stone Unturned
  4. Arrows of Agony
  5. Fade Away
  6. A Heroe's Welcome
  7. Undone
  8. Bloodkult
  9. Red Tears of Disgrace
  10. Silent Nothingness

BIENTOT DANS LES BACS : THE KANDIDATE - Until We Are Outnumbered





Napalm Records - Début 2010
Thrash/Death Metal

  1. Strenght Through Diversity
  2. Give Up All Hope
  3. Shut 'em Up
  4. Distress And Decay
  5. In Hell
  6. ... We Conform To The Unrighteous
  7. Live A Lie
  8. The Kill
  9. Enemy
  10. Yours Truly

SKINLAB - The Scars Between Us (2009)


Stand And Deliver Records
8/10










A l'instar d'un Machine Head dont il n'a malheureusement pas connu la même éclatante trajectoire commerciale et sur lequel il s'est appuyé à ses débuts, Skinlab fait partie de cette seconde génération du thrash US de la Bay Area durant les années 90, génération animée bien souvent par des gaillards ayant déjà de la bouteille dans le genre. C'est le cas de Steev Esquivel, leader du sujet de cette chronique qui s'est fait remarqué durant la décennie précédente avec Defiance, qu'il a d'ailleurs remis sur pied il y a quatre ans et dont le nouvel opus - le premier depuis 1992 - doit également sortir prochainement.

Calendrier chargé donc pour le capitaine Esquivel qui ne nous avait jamais habitué à une telle activité. Pour preuve l'absence de son principal port d'attache depuis 2002 et Revolting Room, sept années seulement émaillées par la publication d'une compilation (Nerve Damage) et d'un live (SkinnedAlive!). C'est donc avec plaisir que l'on l'accueille ce retour aux affaires de Skinlab avec l'énervé The Scars Between Us, bloc de matière brute dans lequel les Américains sculptent un thrash moderne et épidermique, furieux comme il se doit bien que parfois assez rampant.

Doté d'un fuselage sonore massif et absolument énorme (la basse sismique vibre au point de faire exploser les compteurs Geiger) qui lui confère des allures de blockhaus, cet album témoigne de la vigueur de ses géniteurs, visiblement bien décidés à en découdre, ce qu'il font d'entrée de jeu avec "Face Of Aggression", qui écrase tout sur son passage. Mais derrière le blindage abrupte se cache toujours une finesse ainsi qu'une manière d'éviter la ligne droite, qui distinguent Skinlab de ses collègues bouchers. Les nombreuses ruptures qui cisaillent ce morceau en témoignent. Et ce n'est pas le seul.

Implacable, "Amphetamine Gods" déverse son quota de plomb tandis que des lignes de guitares mélodiques le transpercent. Tendus et denses, ces titres préfèrent dans l'ensemble enfiler la cuirasse d'un thrash mid-tempo et malsains ("Scream At The World", "Karma Burns", lancinante pulsation aux ambiances décrépies et quasi doom ou bien encore ce "Paper Trails" parfois au bord de la rupture) plutôt que la pellicule d'une vélocité qui leur sied néanmoins tout autant, à l'image des décharges "In For The Kill", "Wolvesblood" et le court crachat "Bloodclot".

Le travail sur le chant, tour à tour rageur, posé ou franchement vicieux, participent aussi d'une approche du genre plus intelligente que de coutume. Skinlab a une vraie vision du thrash, style qu'il sait faire évoluer tout en respectant le cahier des charges qui le gouverne. Au final, vous l'aurez compris, une (très) bonne cartouche explosive bien plus élaborée que le tout venant du metal pour bourrins, ce qui ne signifie absolument pas que The Scars Between Us soit mou de la douille, bien au contraire ! (cT)

TRACKLISTING
  1. Face of Aggression 03:45
  2. Amphetamine Gods 03:23
  3. Scream at the World 05:45
  4. Wolvesblood 03:25
  5. Karma Burns 06:46
  6. In for the Kill 04:19
  7. Paper Trails 05:55
  8. Still Suffering 04:41
  9. Bloodclot 01:55
  10. My Vendetta 05:04
  11. The Scars Between Us 05:33
TOTAL RUNNING TIME 50:31
Myspace
Disco

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SKINLAB


USA Origine
Thrash Metal Genre
1994 Formation
MySpace



Disco
Circle Of Vengeance (1995/Demo)
Suffer (1996/EP)

Bound, Gagged and Blindfolded (1997)
Eyesore (1998/EP)
Disembody: The New Flesh (1999)
Revolting Room (2002)
Nerve Damage (2004/Compilation)
SkinnedAlive! (2008/Live)
The Scars Between Us (2009)

NEWS - Soulfly : la malédiction




Soulfly est récemment entré en studio sous la houlette de son ancien guitariste Logan Mader pour graver son nouvel opus, baptisé Omen et dont la sortie est prévue pour courant 2010. Il contiendra les pistes suivantes : "Bloodbath And Beyond", "Soulfly VII", "Off With Their Heads", "Omen", "Rise Of The Fallen", "Great Depression", "Apocalyptic Clash", "Vulture Culture", "Lethal Injection" et "7 Daggerz". Est aussi prévue une reprise de Led Zeppelin, "Four Sticks".


RAVAGE - The End Of Tomorrow (2009)


Metal Blade
7/10










Cette seconde rafale de ces Américains, en près de quinze ans d'existence tout de même, ne fait pas tout à fait mentir l'adage "l'habit ne fait pas le moine". En effet, avec sa pochette, plutôt réussie soit dit en passant, dessinée par le maître Ed Repka, on pense tout d'abord aisément deviner le contenu de The End Of Tomorrow : du thrash à l'ancienne donc. Mais ce n'est pas tout à fait le cas.

Alors certes, tout y est, des cavalcades de guitares en passant par les saillies bien speed dans la grande tradition du genre. On pense à Exodus, à Megadeth, bref à toute cette époque glorieuse des années 80. Passéiste peut-être, sans originalité particulière, sans doute mais Ravage sait se distinguer des palettes entières de prépubères qui ne cessent actuellement de téter avec gourmandise les sein généreux des ancêtres de la Bay Area en injectant une bonne dose de heavy metal à son speed/thrash des familles.

Chant façon "je me suis coincé les couilles dans la braguette de mon jean moule-bite" ("The Shredder") et harmonies de six-cordes à la Maiden ("Into The Shakles" par exemple) procèdent ainsi de cette influence bienvenue, particulièrement évidente sur un morceau tel que "Damn Nation" et ses choeurs très Vierge de Fer.

Dégommant douze missiles en moins d'une heure, cet album fonce à toute allure et devrait de fait permettre à tous les amoureux et nostalgiques du genre de se taper des pignoles en headbanguant à l'écoute des frénétiques "Reign Fall" (probablement le meilleur titre du lot en ouverture qui plus est), "The Nightmare"s Hold", "Freedom Fighter"... Et quand on croit que Ravage va se reposer un moment, calmer le jeu, cela ne dure en réalité guère plus qu'un instant, à l'image des premières mesures de "Nightcrawler", reprise survitaminée et bandante de Judas Priest.

Bien entendu, ces Américains n'inventent rien mais ils connaissent leur leçon par coeur qu'ils récitent sans prétention aucune : c'est bien là le plus important. Gageons qu'en bénéficiant de l'appui désormais de Metal Blade, Ravage pourra enfin goûter au succès ce que les labels obscurs après desquels il végétaient depuis lui a empêcher de concrétiser... Voilà donc un album pas prise de tête et qui remplit très honnêtement le cahier des charges qui préside la destinée, la conduite de ses auteurs. (cT)

TRACKLISTING
  1. The Halls of Madness 01:36
  2. Reign Fall 04:23
  3. Freedom Fighter 04:48
  4. Damn Nation 05:56
  5. The Shredder 03:09
  6. Into the Shackles 04:45
  7. In Shattered Dreams 04:50
  8. The Nightmare's Hold: Part 1 02:50
  9. The Nightcrawler (Judas Priest cover) 05:17
  10. The Nightmare's Hold: Part 2 02:39
  11. Grapes of Wrath 03:33
  12. The End of Tomorrow 06:34
TOTAL RUNNING TIME 50:20

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USA Origine
Speed Metal/Thrash Genre
1995 Formation
MySpace
Disco
Black Horizon (1998/Demo)
Out Of The Depths (1999/EP)
The Wicked Way (2001/EP)

Skull Man's Revenge (2001/Live)
Ravage Now, Survive Later (2001/Live)
Out Of The Depths Outtakes (2001/Compilation)
Yes, We Have No Lead Singer (2001/Live)
Satan Man Wants You Dead (2001/Live)
The Face Of Infamy (2002/EP)
Ravage The Earth (2002/Live)
Curse Of Heaven (2003/Demo)
Spectral Rider (2005)
Freedom Fighter (2008/EP)
The End Of Tomorrow (2009)



BIENTOT DANS LES BACS : OVERKILL - Ironbound




Nuclear Blast - 29.01.2010
Thrash Metal
MySpace

  1. The Green And Black
  2. Ironbound
  3. Bring Me The Night
  4. The Goal Is Your Soul
  5. Give A Little
  6. Endless War
  7. The Head And Heart
  8. In Vain
  9. Killing For A Living
  10. The SRC

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