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LA CAVE DE CHILDERIC THOR : THE DEVIL'S BLOOD - Come Reap (2008)

Profound Lore Records - 9/10 - MySpace

Encore un. Oui encore un de ces groupes qui regardent dans le rétroviseur vers l’époque apparemment bénie de la fin des sixties et des années 70. Celle du hard rock originel. Ils sont hollandais, ils se planquent derrière des initiales, ils se nomment The Devil’s Blood et Come, Reap est leur premier (mini) album après une démo culte.

Peu d’infos donc mais reste la musique. Et quelle musique ! Petite durée certes (cinq titres pour un peu plus de 27 minutes) mais plaisir énorme. Baignant dans un occultisme très typé série B et Z (ce qui il y a de mieux donc), Come, Reap convoque les fantômes de Jefferson Airplane, de Mountain, de Black Widow, de Black Sabbath période Ozzy (forcément), de Blue Cheer… Le chant est haut perché et androgyne, les claviers vintage dégueulent de partout et les compos, irriguées par des guitares qui n’ont pas peur de se lancer dans des soli furieux, donnent toutes l’impression de vouloir décoller vers l’improvisation, rampe de lancement vers l’inconnu.

Nostalgique peut-être mais à l’instar d’autres Marty McFly du hard rock (Diagonal, Blood Ceremony…), The Devil’s Blood n’oublie pas d’avoir une production certes fidèle aux standards des seventies (chaude donc et pas trafiquée de partout) mais pas trop datée quand même. Et puis il y a ces titres absolument gigantesques et jouissifs qui vous foutent une gaule insolente, celle des grands jours.

« Come, Reap », qu’introduit un orgue nanti du son d’il y a quarante ans, déboule à 100 à l’heure avec son atmosphère sombre et ésotérique. Avec ses riffs bien gras et très hard rock, « River Of Gold » lui succède. Le psychédélique « The Heavens Cry Out For The Devil’s Blood » propulse l’écoute vers des sommets et dans tous les sens du terme. Si « White Face », bien qu’accrocheur, se révèle moins marquant, que dire par contre du démentiel « Voodoo Dust », qui termine le disque en feu d’artifice, éjaculation abondante d’une semence qui devrait désaltérer les plus gourmandes ? Soit 10 minutes d’un orgasme qui justifie à lui seul l’acquisition de cet album ; 10 minutes où les soli s’enchaînent, où la guitare déchirante se lance dans un long périple stratosphérique d’une beauté à en pleurer dans la grande tradition du genre.

On tient très certainement là l’un des titres les plus réussis de l’année 2008. Tout simplement ! Avec Come, Reap, The Devil’s Blood livre en définitive une sacrée pépite à conseiller à tous les amoureux de bon hard rock façon années 70 et dont on espère qu’elle sera annonciatrice de plus grandes choses encore. Vivement un véritable album longue durée pour voir l’érection que cette écoute a déclenché, durer encore plus longtemps. Plus efficace que le Viagra : The Devil’s Blood ! Vous l’aurez compris, un de mes coups de cœur de l’année. (cT2008)

TRACKLISTING
  1. Come, Reap 05.08
  2. River Of Gold 04.17
  3. The Heavens Cry Out For The Devil's Blood 05.35
  4. White Faces 02.43
  5. Voodoo Dust 10.02
TOTAL RUNNING TIME 27.45

THE DEVIL'S BLOOD

Pays-Bas Origine
Occult Doom Metal Genre
2007 Formation
MySpace









Disco
The Graveyard Shuffle (2008/EP)
Come Reap (2008/EP)
I'll Be Your Ghost (2009/EP)
The Time Of No Time Evermore (2009)

THE DEVIL'S BLOOD - The Time Of No Time Evermore (2009)

Van Records - 9/10



Tous ceux qui ont découvert l'an passé The Devil's Blood avec son premier EP Come Reap, vous le diront : The Time Of No Time Evermore était attendu comme le messie. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu'en l'espace de cinq rituels, les Hollandais ont dessiné un des plus vibrants hommages rendu au (hard) rock psychédélique des seventies entendu récemment avec les oeuvres éponymes de Diagonal et Blood Ceremony.

Si son équipage demeure assez flou et mystérieux (à peine sait-on que Nachtraaf de Urfaust et ex Fluisterwoud y participe), en revanche on repère assez vite les influences qui servent de matrice à la formation : Black Sabbath, Jefferson Airplane, Blue öyster Cult et consorts. Le tout baigne dans un climat occulte et (faussement) sulfureux digne d'une bonne vieille série B made in Hammer studios. Certains appelleront ça du stoner. Peut-être, si cela peut leur faire plaisir.

Mais The Devil's Blood s'impose surtout comme un héraut du pur hard rock sombre, mélodique et flamboyant et moins sale que l'imagerie ésotérique à laquelle il a recourt pourrait le laisser suggérer. Une particularité cependant : le chant est assuré par une femme dont les lignes vocales participent grandement au caractère décalé de l'ensemble et à une identité déjà bien affirmée.

The Time Of No Time Evermore se présente donc comme le premier essai longue durée de ces nostalgiques des années 70, comme beaucoup d'autres du reste et on les comprend ! Sans surprise, il s'inscrit dans la droite lignée de son récent aîné, tant d'un point de vue formel (une poignée de titres relativement courts qui précèdent une conclusion de plus de dix minutes) que thématique (satanisme bon teint et drogue) ou musical. Sans être datée, la prise de son, chaude et généreuse, se veut l'écrin idéal pour ce genre de trip hallucinogène en forme de machine à remonter le temps.

Après une intro - "The Time Of No Time Evermore" - qui permet tout de suite d'identifier ses auteurs, notamment gràce à ces guitares qui décollent très haut, l'imparable "Evermore" déboule brutalement. Départ direct vers les étoiles assuré ! Avec sa rythmique épaisse et ses relents sixties, "I'll Be Your Ghost" convoque parfois le fantôme de Hendrix (les premières mesures y font penser). Sur un tempo médium, "The Yonder Beckons" est guidé par des riffs veloutés absolument divins ; une fois les avoir entendus, ils ne vous quittent plus. A mi parcours, le temps s'arrête et une atmosphère contemplative s'installe avant que les six-cordes se taillent la part du lion dans une orgie jouissive.

Plus sombre est le sublime "House Of 10,000 Voices", qui s'ouvre sur un voile inquiétant teinté d'étrangeté. Les guitares assurent l'architecture avec leur chorus démentiels et leur mélancolie sourde qui perlent le long de leur manche cependant que le final se révèle de tout beauté. "Christ And Cocaine" débute sur une accroche typiquement hard rock, pourvu d'une rythmique bien lourde, comme "Rake Your Nails Across The Firmament". Presque purplien est "Queen Of My Burning Heart", autre pièce maîtresse d'un album qui n'en manque pas, à l'image aussi de la semi ballade rêveuse "Angel's Prayer" dont les soli sur lesquels elle meurt vous donnent des frissons de partout. Que dire également de "Feeding The Fire With Tears And Blood" où le chant semble avoir été noyé dans un filtre.

Bien entendu, les Bataves atteignent leur apogée avec le terminal "The Antikosmic Magick", pièce grandiose et digne héritière du majestueux "Voodoo Dust" qui achevait le menu de Come Reap, véritable rampe de lancement pour des grattes qui tricotent des mélodies empreintes d'une vraie tristesse. Puis celles-ci cèdent la place à une myriade de sons et d'effets cosmiques, conclusion d'un album en tout point digne des attentes que son prédécesseur avait déclenchées. (cT)

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TRACKLISTING
  1. The Time Of No Time Evermore / 02:18
  2. Evermore / 03:09
  3. I'll Be Your Ghost / 04:12
  4. The Yonder Beckons / 06:04
  5. House Of 10,000 Voices / 05:10
  6. Christ Or Cocaine / 05:12
  7. Queen Of My Burning Heart / 03:55
  8. Angel's Prayer / 04:31
  9. Feeding The Fire With Tears And Blood / 05:10
  10. Rake Your Nails Across The Firmament / 03:43
  11. The Antikosmik Magick / 11:10
TOTAL RUNNING TIME : 54:17
DAWNLOAD

Pays-Bas ORIGINE
Darck Occult Rock GENRE
2007 FORMATION
MYSPACE
DISCO
The Graveyard Shuffle (2008/7" vinyl)
Come Reap (2008/EP)
I'll Be Your Ghost (2009/Single)

The Time Of No Time Evermore (2009)




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