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167 Chroniques depuis le 20 mars 2009

NOMBRE DE VISITEURS DEPUIS LE 10.03.2009

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SHATTERED HOPE - Absence (2010)



Dans une interview, Rami Hippi, le boss du label Firebox, l’un de nos revendeurs préférés en matière de doom, a récemment déclaré que les groupes du sud de l’Europe ne pourront jamais être aussi froids et sombres que ceux venant du Grand Nord.

Shattered Hope, que certains ont peut-être découvert lors de la seconde édition du festival Doom Over Paris en 2008, vient, un peu malgré lui, de confirmer cette affirmation. Car il n’y a rien à faire, on a beau se passer en boucle ce premier psaume des Grecs, qui survient tout de même trois ans après la seconde démo, on ne parvient pas à ressentir totalement ce sens de la dépression abyssale que seuls les Finlandais ou les Anglais, à quelques exceptions près, réussissent véritablement à formuler.

Cela ne fait pas d'Absence un mauvais disque pour autant, bien au contraire, mais trop souvent les longues plaintes qui en forment l’ossature se voient adoucir par un aspect un peu mielleux regrettable. Il n’y a qu’à écouter la manière dont le groupe fait sonner les claviers pour mesurer la différence, mieux le gouffre, qui le sépare d’un Shape Of Despair ou pire encore, d’un Tyranny, dont personne n’a encore surpassé les monumentales excavations.

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HOODED MENACE - Never Cross The Dead (2010)

Profound Lore Records - 7.5/10

Il n’en demandait sans doute pas tant. Non, Lasse Pyykkö, jusqu’alors perçu comme un artisan modeste mais passionné, ne pensait certainement pas lorsqu’il a mis sur pied Hooded Menace, hommage au bon vieux death doom baveux du début des années 90, celui des Autopsy et autre Asphyx, que celui-ci deviendrait un objet culte en l’espace seulement d’une démo et d’un premier jet. C’est néanmoins ce qui est arrivé. 

Bien qu’occupé par d’autres projets par palettes entières, un peu à la manière de son pote suédois Rogga Johansson avec lequel il vient d’ailleurs de monter The Swarming, le Finlandais a parfaitement compris le potentiel de sa bête. Après un petit split avec Anima Morte, il offre donc assez rapidement à Fulfill the Curse un successeur attendu comme le messie par tous les nostalgiques qui voient en lui le héraut qu’ils n’espéraient plus trouver. 

Peut-être plus soigné que son aîné, Never Cross the Dead régurgite ce que les fans attendaient donc de lui, ce doom primitif corseté par une croûte sonore aussi sale que le sang des menstrues et biberonné aux films d’horreur de série Z avec des zombies dedans (« Theme of the return of the evil dead », forcément). Au programme, huit longs bourbiers au tempo digne d’une limace ayant avalé du Valium par boîte de douze. 

Si le groupe ne rechigne parfois pas à passer la seconde et à plaquer une petite accélération de derrière les fagots (« Night of the Deathcult » par exemple), c’est donc plutôt dans une flaque de bave qu’il patauge avec un savoir-faire étudié, à l’image de l’agonisant « Rituals Of Mortal Cremation ». Pendant que le chant d’outre-tombe bien granuleux se charge d’attirer les jeunes vierges sur l’autel pour la cérémonie, les guitares pleurent une misère infinie, atours mélodiques qui confère au cadavre des allures plus accessibles. qui l'empêche d'attirer à lui autant que cela les mouches à merde  « Never Cross the Dead » ou « The House of Hammer » sont ainsi pilotés par ces lignes gonflées d’une mélancolie boueuse et belle à la fois (« From Their Coffined Slumber »). 

Du coup, Hooded Menace semble avoir perdu en saleté (le son est moins cradingue) ainsi que cet espèce de feeling obscur ce qu’il gagné en efficacité et en clarté. Mais comme il est toujours aussi bandant, on ne s’en plaindra pas… (cT2010)


TRACKLISTING
  1. Never Cross The Dead 08:30
  2. Terror Castle 06:59
  3. Night Of The Deathcult 06:47
  4. The House Of Hammer 06:53
  5. Rituals Of Mortal Cremation 06:19
  6. As the Creatures Ascend 05:49
  7. From Their Confined Slumber 07:00
  8. Theme From Return Of The Evil Dead 03:06
TOTAL RUNNING TIME 51:23



BIENTOT DANS LES BACS : NOX AUREA - Ascending in Triumph


30.06.2010
Doom Death

  1. Ascending In Triumph
  2. The Loss And Endeavour Of Divinity
  3. The Shadowless Plains
  4. Mother Aletheia Chapter II
  5. The Delight Of Autumn Passion
  6. My Voyage Through Galactic Aeons
  7. To The Grave I Belong
  8. Emendare

BIENTOT DANS LES BACS : FALL OF EMPYREAN - A life Spent Dying


14.05.2010
Doom Death

  1. Bereft 02:17
  2. Breathe Deep the Cinders 05:46
  3. Vast But Desolate 07:53
  4. Anhedonia 04:18
  5. The Air is Still 04:06
  6. A Long Silence 06:17
  7. Lifeless in My Arms 04:23
  8. Veins Split Wide 07:38
  9. Catharsis 04:11

THE GATHERING

Pays-Bas Origine
Atmopsheric Metal/Gothic/Doom Death Genre
1989 Formation
MySpace








Disco
A Imaginary Symphony (1990/Demo)
Moonlight Archer (1991/Demo)
Always (1992)
Almost a Dance (1993)
Mandylion (1995)
Nighttime Birds (1997)
How to Measure a Planet ? (1998)
Superheat (2000/Live)
If_Then_Else (2000)
Black Light District (2002/EP)
Souvenirs (2003)
Sleepy Buildings - A Semi Acoustic Evening (2004/Live)
Accessories : Rarities and B-Sides (2005/Compilation)
Home (2006)
A Noise Severe (2007/Live)
City From Above (2009/EP)
The West Pole (2009)

HOODED MENACE/ANIMA MORTE (2010)

Doomentia Records - 8/10

Lasse Pyykkö (Claws, Vagrant Coffins et bien d’autres encore) est trop attaché à l’underground pour ne pas aimer pratiquer l’exercice viril du split. 

Avec son Hooded Menace au statut culte quasiment dès sa sortie de terre il y a à peine trois ans, il s’associe, en attendant celui annoncé avec Asphyx (!), avec les suédois de Anima Morte le temps de cette rondelle limitée à 500 exemplaires d’ors et déjà épuisée et éditée sous la forme d’un 7’ picture disc de toute beauté. Bref, ça sent l’objet de collection. Culte quoi, à l’image de ses auteurs et du label Doomentia records. 

Allant jusqu’au bout du concept, les deux groupes ont décidé de se délester chacun d’une reprise (instrumentale) de l’autre. Et ce qu’il y a de fascinant ici est que les deux protagonistes en présence ont su conserver leur identité, leur style et ce, d’autant plus qu’ils n’arpentent pas tout à fait les mêmes caveaux, l’un (Hooded Menace) pataugeant dans un death doom baveux et old school tandis que l’autre (Anima Morte donc) rend hommage aux musiques de films de genre italiens en galopant sur les terres du rock progressif. 

Quelque peu improbable sur le papier, cette rencontre tient pourtant toutes ses promesses une fois entre les esgourdes. Les Finlandais ont choisi le « A Decay of Mind and Flesh » des Suédois. Cela donne un bon vieux doom, très mélodique mais avec ce sens du riff écumeux et fatigué, véritable marque de fabrique du duo qui a donc littéralement fait sien cette composition au départ des plus progressives. Exact reflet, « Grasp of the Beastwomenn » est quant à lui transformé par Anima Morte en pièce digne des Goblins noyée sous les synthétiseurs seventies. 

Excellent. Mais cela de toute façon, on le savait. Dix petites minutes peut-être, orgasme pourtant assuré et une envie d’y retourner qui ne se commande tout simplement pas. (cT2010)


TRACKLISTING
  1. Hooded Menace : A Decay Of Mind And Flesh (Anima Morte cover)
  2. Anima Morte : Grasp Of The Beastwoman (Hooded Menace cover)

HOODED MENACE

Suède Origine
Doom Death Genre
2007 Formation
MySpace






Disco
The Eyeless Horde (2007/Demo)
Fulfill the Curse (2007)
Hooded Menace/Anima Morte (2010/Split)
Never Cross the Dead (2010)

LA CAVE DE CHILDERIC THOR : APHOTIC - Aphotic (2000/EP)

Self-released - 7/10 - MySpace

Aujourd'hui dans la tombe, Aphotic n'a jamais dépassé le stade du EP. Les Américains en ont gravé quatre entre 2000 et 2005 pour finalement mettre clé sous la porte cette même année, tout comme, d'ailleurs, l'autre groupe de ses trois membres, Dusk, dont l'aura au sein du doom death fut toutefois bien plus grande. 

Aphotic avait pourtant des choses  dire, comme en témoigne ce premier essai éponyme. Ainsi, sans révolutionner le genre (le très UK doom "Panoramic"), les Américains s’y distinguent par un art de la synthèse admirable. Alors que tant de prêtres officiant au sein de la même chapelle ne peuvent s’empêcher de s’éterniser avec de longs versets, eux en disent autant en l’espace de trois-quatre minutes, rarement davantage (sauf le temps du spectral « Psychoma »). 

Ce format singulier pour le genre ne grève en rien néanmoins la noirceur caverneuse de l’ensemble ("Glide"). Ces cinq plaintes (pour un petit quart d’heure de musique seulement !) creusent d’abyssales excavations au fond d’un vagin charbonneux. Les pieds prisonniers d’une croûte de mazout, le groupe n’en oublient pas non plus les atmosphères qu’ils soignent avec une vraie justesse de touche  (« A Chance To Live »). 

Par ses nombreuses qualités, Aphotic laisse un goût amer dans la bouche : celui du talent trop tôt disparu… (cT2010)


TRACKLISTING
  1. Livid Dread 02:11
  2. Glide 02:46
  3. Psychoma 04:52
  4. A Chance to Live 02:06
  5. Panoramic 03:48
TOTAL RUNNING TIME 15:43

APHOTIC

USA Origine
Doom Death Genre
2000 - 2005 Formation
MySpace







Disco
Aphotic (2000/EP)
Under Veil Of Dark (2001/EP)
Stillness Grows (2002/EP)
Aphotic/Dusk (2005/Split)
Failure (2005/EP)

DECAYOR - Recurring Times of Grief (2009)

Self-released
7.5/10










Recurring Times Of Grief, premier EP (de plus de trente minutes au compteur tout de même) de Decayor, témoigne d’une vérité : le doom, qu’il affiche des atours classiques ou plus mortuaires, ne devrait jamais gommer par une production trop soignée, une forme de rudesse, de sévérité. D’austérité même. De fait, c’est bien lorsqu’il conserve son authenticité que le genre prend réellement tout son sens. 

Ces Irlandais l’ont donc bien compris. La modestie de leur budget l’a peut-être déterminé mais ce n’est pas grave. Decayor possède une vision très pure du doom death. De longs développements, une inexorabilité pesante comme combustible, des riffs taillés directement dans la roche froide irlandaise et des vocalises qui rappellent les racines de cette chapelle : bien caverneuses donc (« The sacred Heart Is Bleeding », dont les voix claires nous évoquent également celles d’Alan de Primordial, horde à laquelle on pense alors beaucoup durant son écoute). 

Que le groupe soit mené par le nouveau guitariste de Mourning Beloveth, Pauric Gallagher, ne surprendra pas, les deux entités nouant une proximité évidente, notamment cette sécheresse minérale qui confère à leur musique une vraie dureté dans les contours sculptés au burin. « Veil Of despair », « The Sacred Heart Is Bleedin » et « Weeping Willows » sont des monuments granitiques irrigués par ces guitares sentencieuses dont chaque éruption est une note tragique. 

Sur un socle épais, les Irlandais tricotent un canevas jamais monolithique qui préfère les courbes sinueuses à la simple ligne droite quand bien même l’issue funeste de chacun des titres se profile à l’horizon. La douleur et la mort. 

Un essai prometteur et un groupe excellent dont on se demande (forcément) pourquoi il n’est pas encore signé ! Espérons que cela ne tardera plus… (cT)

TRACKLISTING
  1. Stir Of Echoes 01:20
  2. Veil Of Despair 12:07
  3. The Sacred Heart Is Bleeding 10:29
  4. Weeping Willows 09:01
TOTAL RUNNING TIME 32:54

DECAYOR

Irlande Origine
Doom Death Genre
2001 Formation
MySpace




Disco
Live Demo (2005/Demo)
Welcome The Stench Of Betrayal (2008/Demo)

A DECOUVRIR : WORLD EATER




  • C'est qui ? World Eater
  • C'est où ? USA
  • C'est quoi ? Death doom terrestre
  • Quoi d'autre ? World Eater réunit des membres de Worm Ouroboros
  • MySpace 

ARCHIVES : AUTOPSY - Retribution For The Dead (1991)

Peaceville Records

7.5/10











Alors là, pardonnez-moi si je joue aux vieux cons nostalgiques, mais Autopsy, c'est du culte pour tous ceux qui ont connu leurs premiers émois métalliques extrêmes à la fin des années 80, le groupe étant indissociable de la naissance du death metal avec Death, Morbid Angel...



Dès lors, il peut sembler curieux de parler des Américains sur un blog notamment consacré au doom. Pas tant que cela en fait. En effet, si de par la thématique développée par ses morceaux, grosso modo zombis, les films d'horreur, le gore,  par la durée de ceux-ci  (guère plus de quatre minutes) ainsi que par son patronyme fleuri, Autopsy a parfaitement sa place au sein de la chapelle de la mort, son approche du genre, quant à elle, lui permet de nouer des liens avec la musique d'escargot sous valium.

De fait, le groupe est un précurseur, par la manière dont il fait copuler death metal et tempo lourd qui patauge dans une mare de bave. Tout Autopsy est dans ce Retribution For The Dead, commis en 1991, mini album qui pose les bases du doom death. Le mythique Chris Reifert (batterie) déverse sa bile d'outre-tombe tandis que les guitaristes coulent des riffs sales prisonniers d'une nappe de mazout. Et si les gars ne rechignent pas à se lancer dans une accélération pétrifiée ("Retribution For The Dead", "Destined To Fester"), ils prèfèrent le plus souvent opter pour l'érection d'une verge lourde en semence pestilentielle, à l'image du sentencieux "In The Grip Of Winter", coupé en deux par une interruption lugubre.

Bref, en trois titres seulement, qui continuent de creuser le sillon entamé par Severed Survival, publié deux ans auparavant, Autopsy écrit ni plus ni moins, et sans le savoir, le manifeste du doom death, sans pour autant en être vraiment. Un pionnier incontournable pour les fans du genre qui ne peuvent ignorer son rôle. (cT)

TRACKLISTING
  1. Retribution For The Dead 04:27
  2. Destined to Fester 04:18
  3. In the Grip of Winter 04:29
TOTAL RUNNING TIME   12:31
MySpace / Disco



AUTOPSY


USA Origine
Death Doom Genre
1987 Formation
MySpace





Disco
1987 Demo (1987/Demo)
Critical Madness (1998/Demo)
 Severed Survival (1989)
Metal Forces (1991/Split)
Retribution For The Dead (1991/EP)
Mental Funeral (1991)
Fiend For Blood (1992/EP)
Acts Of The Unspeakable (1992)
Shitfun (1995)
Tortured Moans Of Agony (1998)
Dead As Fuck (2004/Live)
Horffifc Obsession (2009/Single)

BIENTOT DANS LES BACS : DE PROFUNDIS - A Bleak Reflection





Kolony Records - 01.02.2010
Doom Death Metal

  1. The Ephemeral Burden   02:22
  2. Ablaze in Autumn's Fire   11:33
  3. Nocturnal Splendour   08:15
  4. Cease to Be   09:39
  5. Crimson Black Bleeding   09:39
  6. Cold is the Grave   10:17
  7. Longing   05:50
  8. The Mourner   11:28

    THE 11th HOUR - Burden Of Grief (2009)


    Napalm Records
    8/10










    A l'instar de son compatriote et ami Dan Swanö, Rogga Johansson applique depuis ses débuts le fameux dicton sarkozien "travailler plus pour gagner plus". Stakhanoviste effréné, il est de ces musiciens qui ne peuvent se contenter d'une seule femme à reluire, même si au final c'est toujours un peu la même qu'ils lutinent : Paganizer, Ribspreader, Demiurg... Soit un death metal à l'ancienne, baveux et sans fioritures.

    De fait, le voir débouler en cette période automnale avec un nouveau projet (un de plus !) n'est en rien étonnant. Ce qui l'est davantage en revanche est la teneur de The 11th Hour, à savoir un doom death, style auquel il ne s'était pas encore frotté, certes bien caverneux mais aussi très mélodique. En fait, s'il se charge des voix d'outre-tombe, ce qu'il fait forcément très bien, ce n'est pas entre ses mains que repose l'âme du groupe mais dans celles de Ed Warby, connu avant tout comme batteur pour Gorefest, Hail Of Bullets, Demiurg (tiens donc) et que l'on découvre, avec ce premier essai, multi-instrumentiste de talent. Outre les fûts, le Hollandais s'est occupé d'à peu près tout, des guitares aux claviers en passant par le chant clair. Respect.

    Proposant six titres, Burden Of Grief se révèle être une oeuvre particulièrement intéressante en cela qu'elle dresse un pont entre doom lyrique, celui de Funeral et de toute la chapelle allemande (Dawn Of Winter, Mirror Of Deceprion) et descentes au fond de la Moria, dont le spéléologue est incarné par la gorge profonde du Suédois. Si la prise de son possède une grande clarté, il n'en demeure pas moins que lors des passages les plus funéraires, c'est un bloc de plomb qui s'écrase et fait trembler les parois de la grotte dans laquelle on s'enfonce, guidé par la voix lumineuse bien que voilée de désespoir de Warby.

    Longues mais pourvues d'un modelé dynamique, ces excavations dérivent dans des méandres écartelées entre éclaircies et dôme nuageux d'une noirceur minérale, à l'image du grandiose " Origins Of Mourning" et son final démentiel. Lentes, elles tissent des fils de tristesse qui ont la grosseur de câbles. Et quand elles se drapent d'un linceul funèbre ("Atonement"), elles libèrent alors des vibrations pétrifiées et sentencieuses. Jamais monolithique, Burden Of Grief grave au burin des brèches atmosphériques superbes ("One Last Smoke", Longing For Oblivion" et ses dernières mesures empreintes de gravité qui résonnent comme un adieu) d'où ruissèlent des notes de claviers discrètes mais qui participent du tapi mortuaire que les deux musiciens étendent avec une maîtrise du genre incroyable. Ces six complaintes poissées d'une inexorabilité infinie, sont d"une richesse qui leur permet d'être fascinantes à suivre malgré une issue que l'on devine, toujours tragique.

    Une leçon de doom et un projet prometteur dont on espère qu'il ne restera pas sans descendance. Un des meilleurs album de doom de l'année 2009, tout simplement.

    TRACKLISTING
    1. One Last Smoke 06:44
    2. In The Silent Grave 08:22
    3. Origins Of Mourning 11:13
    4. Weep For Me 08:52
    5. Atonement 07:44
    6. Longing For Oblivion 09:40
    TOTAL RUNNING TIME 52:35
    Myspace
    Disco


    THE 11th HOUR


    Hollande Origine
    Doom Death Genre
    2008 Formation
    MySpace



    Disco
    Burden Of Grief (2009)





    POEMA ARCANUS - Timeline Symmetry (2009)




    L'Europe du Nord érodée par le froid n'a pas le monopole de la tristesse. On peut être né sous le soleil et graver un doom death caverneux car les valeurs qui sous-tendent cette chapelle sont universelles. Le Chili en constitue un bon exemple. Mourners Lament, Capilla Ardiente, Aura Hiemis et bien entendu Mar De Grises qui représente en quelque sorte le point de convergence de toute cette scène, exaltent à leur manière la déesse doom.

    Au sein de celle-ci, Poema Arcanus, actif depuis 1992, peut ainsi compter sur une position respectable de patriarche. Cependant, la faute à une production irrégulière (un album tous les trois au quatre ans), le groupe peine à exporter sa notoriété au-delà des frontières de l'Amérique du Sud. Sa nouvelle offrande, soutenue par le label Aftermath, pourra sans doute l'y aider.

    Poema Arcanus y délivre un doom death de bonne facture qui sait aller à l'essentiel, ne pas s'égarer dans des méandres interminables et patauger dans le piège du monolithisme aride. Relativement courts pour le genre, les plaintes qui s'y agglomèrent trouvent l'équilibre juste entre mélancolie et puissance. Point de misérabilisme larmoyant mais toujours une science du riffs qui vrille le cerveau ("This Once Long Road", "Epilogo"...) quand bien même les guitares sécrétatoires pleurent parfois des arpèges douloureux (l'intro décharnée du superbe "Alter") .

    Le magistral "Mars Lullaby" illustre bien cette capacité que possèdent les Chiliens à tisser des mélodies efficaces bien que minée par une tragédie minérale. Timeline Symmetry, qui débute par une longue respiration instrumentale qui saura vous tirer des larmes, prend son envol avec le pétrifié "Raven Humankind", gouverné comme l'ensemble, par le chant tour à tour sépulcral ou plus velouté de Claudio Carrasco, lequel atteint des sommets d'émotions lors du fleuve et très sombre "By The Cliff". On pense par moment au Anathema de la grande époque, à Katatonia voire à Opeth (l'entame de "Zoom To The Void") sans que ce crédit soit embarrassant.

    Poema Arcanus vient d'enfanter avec Timeline Symmetry son oeuvre la plus aboutie à ce jour, solide, bien produite et basée sur une écriture précise et serrée. Elle honore le doom death avec cette chaleur triste propre aux groupes d'Amérique du Sud. Une bonne pioche pour l'amateur. (cT)

    TRACKLISTING
    1. Timeline Symmetry 05:58
    2. Raven Humankind 07:03
    3. The Average Man´s Odyssey 09:19
    4. Mars Lullaby 05:04
    5. By The Cliff 08:12
    6. This Once Long Road 05:45
    7. Alter 05:33
    8. Zoom to the Void 05:39
    9. Epilogo 03:58
    TOTAL RUNNING TIME 56:00

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    Chili Origine
    Doom Death Metal Genre
    1992 Formation
    MySpace
    Disco
    Promo Tape (1997/Demo)
    Southern Winds - Live (1998/Demo)

    Arcane XIII (1999)
    Iconoclast (2002)
    Buried Songs : The Early Times (2003/Compilation)
    Telluric Manifesto (2005)
    Timeline Symmetry (2009)




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