Du hard, du heavy, du progressif, du metal avec chroniques, live reports, news et interviews.
Chroniqueur pour les webzines Haven Metal et Music Waves, vous pouvez me contacter ainsi : childericthor666@gmail.com
www.myspace.com/timewind666
167 Chroniques depuis le 20 mars 2009

NOMBRE DE VISITEURS DEPUIS LE 10.03.2009

Affichage des articles dont le libellé est BETRAY-ED. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BETRAY-ED. Afficher tous les articles

LA CAVE DE CHILDERIC THOR : BETRAY-ED - Songs From the Oak of Wishes (2008)

Little Somebody Records - 8/10 - MySpace

Pour faire simple, la (pléthorique) discographie de Betray-Ed peut se scinder en deux types de créations : d’un côté, une multitude de EP que François Blanc, l’âme du projet, bricole tout seul sans l’aide de personne. De l’autre, des œuvres plus longues où le musicien se voit secondé par une poignée d’intervenants qui viennent l'aider à exprimer sa vision de la musique. 

Avec ses nombreux invités, Songs From The Oak of Wishes fait partie de la seconde catégorie. Si dans la forme (une succession de petites pièces poétiques dont une bonne moitié est instrumentale), ce quatrième opus est bâti sur une architecture identique à ses compagnons, par le fond en revanche, il s’en distingue quelque peu par une volonté d'afficher les traits les plus folks et acoustiques  de Betray-Ed. 

On ne peut que s’en réjouir car cette (re)collection de quatorze complaintes aux noms empreints d'un romantisme bucolique, peut être considérée comme ce que François a offert de plus beau sous cette bannière. Guidé par le souffle forestier d’une nature incendiée par les couleurs de l’automne, Songs from the Oak of Wishes est comme une invite à communier avec les esprits qui peuplent les bois.  

Résonnant d’accents médiévaux ou hispanisants, la guitare s’aventure alors sur le terrain d’un Alexandre Lagoya  (« This Ancient Tale ») ou du Blackmore’s Night (le bien nommé «Renaissance » ou "Madrigal"). Assurée par plusieurs musiciens,  cet instrument se présente d’ailleurs comme la colonne vertébrale de cet essai qui recèle de très bons moments, à l’image de l’épuré « Dead Tree’s Complaint » à la mélodie enchanteresse, « A Robe of Leaves » ainsi que « Dreamless Slumber », rehaussé d’un chant masculin superbe. 

Bien qu’artisanale, la prise de son est chaude, généreuse et habille avec délicatesse cette contemplation pastorale, vibrant hommage au quintessenciel Empyrium (le logo et le visuel en témoignent) que l’on goûte avec un ravissement où se mêle une certaine fébrilité. Un très joli disque au packaging soigné. (cT2010)


TRACKLISTING
  1. A Call From the Deep Woods 02:25
  2. Madrigal 02:14
  3. Dead Tree's Complaint 02:13
  4. A Robe of Leaves 02:55
  5. Snowy Song Without Name 05:42
  6. The Oak of Wishes 02:22
  7. Wandering 01:54
  8. Melancholy Mist 02:03
  9. This Ancient Tale 02:37
  10. The Moon Over the River 01:41
  11. Renaissance 00:52
  12. Bury My Dream Under its Roots 02:23
  13. Dreamless Slumber (revisited) 04:52
  14. Yearning For Stillness, My Heart... 05:51
TOTAL RUNNING TIME 40:04

BETRAY-ED - Woods Of Eternity (2009)

Self-released - 7.5/10 - MySpace

Artiste généreux et stakhanoviste, François n'a pas que du sang qui lui coule dans les veines. Non, des notes qui jaillissent et dont il doit porter la vie sur bandes, l‘alimentent continuellement. L’angoisse, non pas de la page mais de la partition blanche, il ne connait pas. C’est pourquoi il se montre si productif inondant, avec son projet Betray-Ed, des albums plusieurs fois par an. Sans grande promotions et avec les moyens du bord, il couche une musique qui possède la tranquillité de celui qui sait qu'aucune pression n'est là pour parasiter son travail, si ce n'est le souci d'une satisfaction personnelle.

Succédant à An Everlasting Drift, Woods Of Eternity donne tout d'abord l'impression de creuser un même sillon que son prédécesseur à savoir ce neofolk épuré et pastoral. Le terreau est certes identique cependant le musicien y propose un effort plus achevé. La production est toujours aussi artisanale mais ce n'est pas grave. Par contre, en terme d'écriture, les progrès se révèlent réellement sensibles. Ces morceaux aux allures de respirations poétiques affichent une construction plus élaborée, liés entre eux par plus de cohérence. Corollaire de cette homogénéité, Woods Of Eternity est une œuvre d'une plus grande cohésion que ne l'était An Everlasting Drift.

Il débute par le très beau et dépouillé "Celestial Woods", d’une tristesse qui semble infinie, caressé par le chant des oiseaux. Lui succède "Wine Of Abnegation", longue plainte atmosphérique dont les traits sont soulignés par des lignes de violon tandis que chant clair et voix caverneuses accompagnent des touches de guitares saturées ou acoustiques.

Deux instrumentaux s'enchaînent ensuite (l"Her Withered Ivy Crown", d'une sobriété touchante et  "Stranded Along The White Cliffs ") avant de laisser la place au sombre "To Untamed Lands We Sail " où François assure les vocalises claires, démontrant par là-même qu’il est sans doute plus à l'aise dans un registre dark qui sied mieux à son timbre. On lui préfèrera de fait "Fog Over The Shoals ",  "Breakdown In Trust ", aux touches presque electro et le terminal "Discouraged " et ses notes de piano funéraires.

Moins onirique que son ainé de quelques mois à peine, Woods Of Eternity est plus crépusculaire. Là où An Everlasting Drift était aérien, il a quelque chose d'une ballade en forêt. Betray-Ed, c’est tout le charme de la série B : pas ou peu de moyens mais un plaisir et une sincérité qui compensent cette (relative) faiblesse.

TRACKLISTING
  1. Celestial Woods 04:33
  2. Wine Of Abnegation 07:53
  3. Her Withered Ivy Crown 01:50
  4. Stranded Along The White Cliffs 03:15
  5. To Untamed Lands We Sail 05:55
  6. Fog Over The Shoals 03:19
  7. Breakdown In Trust 03:05
  8. Yours Words/My Chains 03:51
  9. Aegishjalmur 02:38
  10. Discouraged 06:50
TOTAL RUNNING TIME 43:00

BETRAY-ED - An Everlasting Drift (2009)

Self released
7.5/10












Injustement méconnu, Betray-Ed. Fait partie de ces projets qui semblent ne pouvoir prospérer que dans la pénombre, bien loin de l'agitation et de la fureur. Son âme, François, que ce soit avec Angellore ou bien Twilight Alliance, érige sans bruit, pierre par pierre et d'année en année, un édifice qui, s'il sent bon l'artisanat, n'en est pas pour autant inintéressant. Bien au contraire.

Betray-Ed se veut en quelque sorte son jardin secret. S’il en a poussé la porte pour la première fois en 1996, ce n’est en réalité que depuis 2004, date à laquelle il a été rejoint par un guitariste, David, avec lequel il travaille en pointillé, qu’un nombre incalculable de réalisations essentiellement instrumentales ont vu le jour au confluent de plusieurs chapelles : folk, neofolk pastoral proche du Empyrium après sa mue, sans oublier une touche dark et atmosphérique.
Le résultat pourrait paraitre hétéroclite. Pourtant, il n'en finalement rien tant ces influences fusionnent en un tout cohérent avec une fluidité certaine. De même le caractère bricolé, « fait à la maison », de l’ensemble ne grève étonnement pas la beauté et la profondeur de cette musique. Car contrairement à d'autres genres chez lesquels une prise de son faiblarde peut s'avérer fâcheux, ces volutes minimalistes ne souffrent jamais d' une enveloppe sonore simple. Mieux, à l'instar du doom, cela leur confère un supplément d’âme.

An Everlasting Drift illustre cette combinaison magique entre poésie folklorique et paysages mélancoliques. Plus proche de When Nostalgia Embraces My Soul que de Haunting Memories, cette offrande est un recueil de complaintes aux lignes épurées, presque insaisissables. Vierges de chant (Sauf sur "A Scent Of Forlon Love" et "Rising Midwinter Veils"), les ambiances sont distillées comme un pastel par des guitares acoustiques ou plus saturées, par des claviers aux atours presque funéraires, cependant que  "HymnsFrom Cleitech" voit le maître des lieux s‘essayer à la flute de pan. Grâce à cette prise de son dépouillée (l‘album a été enregistré quasiment en une seule semaine), les instruments secrètent une tristesse cotonneuse.

Oeuvre pleine de finesse qui respire la nature, An Everlasting Drift a quelque chose d'une déambulation onirique, d'un poème automnal dont les vers prennent la forme de morceaux aux confins de l'étrange qui évoquent les peintures romantiques allemandes du XIX siècle.  (cT)

TRACKLISTING
  1. Shimmering Atmosphere 02:24
  2. Blighting Jewels Of The Gothic Crypt 04:42
  3. Merry Tune From The Castle Court 02:54
  4. Quiet Agony 02:55
  5. a Scent Of Forlorn Love 05:23
  6. Soil Symphony 03:20
  7. Rising Midwinter Veils 04:16
  8. Hymn From Cleitech 02:46
  9. Persistance Of Time 03:08
  10. Dawnquest 03:11
  11. ... And All Shall Turn Back To Oceans... 07:49
TOTAL RUNNING TIME 43:20
MySpace / Disco


Upload images


Un grand merci à François

BETRAY-ED

France Origine
Neofolk/Dark Genre
1996 Formation
MySpace









Disco
When Nostalgia Embraces My Soul (2006)
Dreamful Slumber (2007)
Haunting Memories (2008)
The Modern End (2008/EP)
The Depressive (2008/EP)
Another Escape (2009/EP)
Aegishjalmur (2010/EP)
Grandeur & Decay (2010)/EP)


Blog Archive

Chroniques à venir :
The Dreamside - Lunar Nature, Ayin Aleph - II, Antrabata - Dark & Bright, Brainstorm - Just High No Lows, Klaus Schulze - La vie électronique 4, Losing Scarlet - Losing Scarlet, Be'lakor - Stone's reach, The Last Embrace - Aerial, Makajodama - S/T, Caprice - Six Secret Words, Dark Sanctuary - S/T, Wedingtoh - Candlelight, Charred Walls Of The Damned - S/T ...
Related Posts with Thumbnails

Membres

 

blogger templates | Make Money Online